• Endless nightmare - chapitre 1

    Coucou !
    Voici le premier chapitre de la fic. Il se passe plusieurs années après les évènements du prologue ! J'espère qu'il vous plaira !!!^^

    Endless nightmare - chapitre 1

     

    J'aime cette sensation de calme, de vide... Tout flotte autour de moi... Je me sens tomber lentement dans le vide... un souffle chaud me parcours l'échine...
     
    DING DING DING
     
    « ...ki ! ...éveille toi ! »
     
    J'entends une voix confuse... mes paupières se lèvent et je vois mon cousin qui gesticule.
     
    « Aki ! Tu as dormi pendant tout le cours ! Tout le monde est déjà parti ! Lève toi au moins pour aller manger ! Maman t'as préparé un bento ! »
     
    Je me lève difficilement, prends mon sac et m'en vais sans adresser un mot à Tsugu, mon cousin. Au moment de passer la porte de la classe, il m'attrape l'épaule et me force à me retourner.
     
    « Maman se fatigue à te préparer un repas tout les jours, alors tu pourrais au moins le manger pour la remercier de tout le mal qu'elle se donne ! Tu... »
     
    Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase et je l'embrasse. Trop surpris pour réagir, il ne résiste pas. Je plaque mes lèvres contre les siennes puis je lui mordille la lèvre inférieure. Il essaie de me repousser. Je sens cependant qu'il se relâche une seconde et j'en profite pour introduire ma langue dans sa bouche. Nos deux langues s'entremêlent et je sens Tsugu céder sous le plaisir.
     
    Je le plaque contre la porte. Je mets mon genou entre ses deux jambes et j'y exerce une faible pression. Malgré notre baiser intense je l'entends gémir de désir. De la main droite je caresse doucement ses cheveux blonds doux et soyeux pendant que je laisse ma main droite glisser lentement sur son torse.
     
    Une fois ma main au niveau de son bassin, je la passe sous sa chemise et la remonte jusqu'à ses boutons de chair, que je pince. Mon cousin pousse un petit cri, qui interrompt notre baiser. Je mordille son oreille et avec la main qui s'occupait de ses cheveux, je défais la boucle de sa ceinture. Je fais descendre son pantalon et je commence à passer ma main sous son caleçon. Au moment où il sent mes doigts effleurer sa verge, il reprend ses esprits.
     
    Il me rejette brutalement. Avant même de reprendre son souffle, il me crie dessus :
     
    « MAIS TU ES FOU ? QU'EST CE QUI T'AS PRIS DE FAIRE ÇA ? JE T'AI DÉJÀ DIS D'ARRÊTER ! »
     
    « Pourtant tu as apprécié, non ? Il suffit de voir dans quel état tu es... » dis-je en ricanant et en jetant un regard sur son entrejambe à moitié dur.
     
    Tsugu rougit de honte. Je sais qu'il a envie de plus mais que sa fierté l'en empêche. Il me lance un regard rempli de dégoût et fait demi-tour. Il range ses affaires et sort dans le couloir sans m'adresser de second regard.
     
    Une fois seul dans la pièce, je me laisse tomber sur les genoux.
     
    Je n'aime pas mon cousin, lui comme mon oncle me regardent de haut. Ils estiment que je dois leur être reconnaissant de m'avoir accueilli dans leur famille. Ma tante, elle, me lance des regards empreints d'un mélange de pitié, de culpabilité et de terreur. Je ne sais pas si elle se sent responsable du fait que sa sœur m'a abandonné ou si elle a simplement peur. Mais je ne comprends pas d'où vient cette peur... je me demande si c'est à cause de la couleur de mes cheveux et de mes yeux peu commune dans ce pays. Mes cheveux sont rouges vifs et mes yeux ont une couleur de jade. Je n'ai jamais aimé mes cheveux, j'ai toujours pensé qu'ils avaient une couleur de sang. Mon frère m'assurait le contraire et affirmait qu'ils avaient plutôt une couleur de feu. Il les comparait aux flammes dansantes qu'on pouvait parfois observer de loin, la nuit.

     
                                                                      **********
     

    Je vais à la supérette du quartier pour m'acheter un sandwich puis je retourne au lycée me trouver un coin d'herbe où manger et faire une sieste.
     
    Aujourd'hui le soleil brille et un léger vent frais refroidit l'air pesant de cette journée de fin d'été. Je n'ai absolument aucune envie de retourner en cours...
     
    Je suis encore fatigué de la nuit d'hier. J'ai passé une partie de la soirée à danser en boite puis je me suis posé et j'ai bu avec mes amis. L'ambiance était plutôt bonne et nous avons bien rigolé. Des mecs venus de Tokyo se sont ensuite joints à notre petit groupe. Il y avait un gars assez mignon et nous avons vite sympathisé. Comme le courant passait bien entre nous deux, nous avons passé la nuit ensemble et il faut bien avouer que les gens de Tokyo sont doués au lit...
     
    Quand je suis revenue chez moi au petit matin, j'ai à peine eu le temps de me changer pour me mettre en uniforme que c'était déjà l'heure de repartir au lycée.
     
    Mon téléphone sonne. Un numéro inconnu, je décroche. Je reconnais tout de suite la voix de mon ami, Noriki.
     
    « Hey ! Tu viens boire ce soir ? On fait une fête au bar du coin de la rue ! »
     
    « Noriki ? C'est quoi ce numéro ? Tu t'es encore fait piquer ton portable ? »
     
    « Tout juste ! T'es un vrai devin ! » Dit-il surpris.
     
    « Non c'est juste toi qui est trop prévisible », rétorquais je, en rigolant
     
    « Baka ! C'est pas drôle ! Alors tu viens ? »
     
    « Oui je pense, même si je ne resterai pas après 2h, je suis crevé... »
     
    « C'est ça de s'amuser avec les gars de Tokyo ! Haa ! Aki, attends une sec.... »
     
    Tuuuuuuuuuut
     
    Je rêve ou il m'a raccroché au nez ? Bah c'est pas si grave... il me dira ce qu'il avait à me dire plus tard. Noriki est un gars bien mais mieux vaut ne pas trop compter sur lui pour les choses importantes car il a la tête en l'air. Mais pour s'amuser en soirée, personne ne peut le battre.
     
    DING DING DING
     
    La sonnerie de reprise des cours. Comme je n'avais toujours pas décidé quoi faire de mon après midi, je commence à déambuler dans le parc de l'école. Mon lycée est assez connu pour ce parc de toute beauté. Les grandes étendues d'herbe et ses petits bosquets ombragés en font le lieu idéal pour organiser des événements sportifs.
     
    Alors que je m'étais enfin décidé à m'asseoir sur un banc, un groupe de filles fait des messes basses en me regardant. Au bout de plusieurs minutes, une fille de ma classe dont je ne connais même pas le nom se dirige timidement vers moi.
     
    Lorsqu'elle n'est plus qu'à quelques mètres, elle s'arrête et m'adresse un regard gêné. Elle rougit et triture son T-shirt. Après quelques secondes de silence elle ose enfin me dire d'une voix faible :
     
    « Je... je voulais te dire que je te trouve très classe et que je t'admire depuis plus d'un an... et je voulais savoir si tu...voulais bien... sortir... »
     
    « Désole je ne suis pas intéressé », lui dis-je sèchement en lui coupant la parole.
     
    « Aah... je...désolé... »
     
    Elle détourne le regard, mais je peux sentir à quel point elle est déçue. Des larmes commencent à couler des ses yeux et elle s'enfuit en courant. Ses amies partent vite la consoler. Je crois comprendre à leur attitude qu'elles sont en train de m'insulter.
     
    Elle trouve peut être mon attitude détestable mais je préfère la blesser maintenant que plus tard. Cela fait bien longtemps que je suis incapable d'aimer qui que soit.
     
    Je n'ai plus confiance en personne. Tous les jours, lorsque je regarde cette cicatrice, je me rappelle l'enfer que nous vivions. J'ai été marqué à vie par l'homme qui me servait de père. Tous les jours je me sens coupable envers ce frère que j'ai laissé derrière moi, pour m'enfuir avec ma mère. De peur d'être poursuivie, elle m'a laissé à sa sœur et depuis je n'ai plus aucune nouvelle de ma famille. Des années se sont écoulées et malgré mes sentiments douloureux, je n'arrive même plus à me souvenir de leurs visages. Comme si mon cerveau avait essayé de tout oublier...
     

                                                                      **********
     

    Je me balade dans la rue quand je croise un gars que j'ai déjà vu avec Noriki. C'est sûrement le membre d'un gang de quartier, vu le couteau qui dépasse de sa ceinture. D'ordinaire je n'approche jamais de ce genre de personne, on ne sait pas de quoi elles sont capables.
     
    Alors que j'allais faire un petit détour pour l'éviter, il vient vers moi et me demande :
     
    « Salut ! Tu étais à la soirée de la résidence d'à côté il y a une semaine ? »
     
    « Oui ». Je lui répondis-je sèchement pour lui faire comprendre que je veux écourter la conversation.
     
    « Et-tu es intéressé par un boulot qui peut te faire gagner beaucoup de fric ? »
     
    J'allais lui dire que je ne voulais pas mais la perspective de gagner assez d'argent pour me barrer de cette ville ne me repousse pas, bien au contraire. Je me doute bien que ce boulot n'est pas légal et qu'il est sûrement dangereux. Je veux en savoir plus, mais si je lui demande davantage de détails il va comprendre que je l'accepte. Je me lance enfin :
     
    « Et c'est quoi comme travail ?
     
    Il m'adresse un sourire carnassier et me chuchote :
     
    « Demain à 21h ici. Un homme te donnera un colis que tu devras emmener à l'adresse indiquée. Tu toucheras ton argent là bas. »
     
    Avant que je n'aie eu le temps de dire quoi que ce soit, il était déjà parti. Me voilà embarqué dans une sale histoire. En plus, il ne m'a même pas dit combien je gagnerai... J'espère que c'est bien payé.
     

                                                                      **********
     

    Malgré la bonne ambiance de la soirée je n'ai pas du tout l'esprit à boire. Je n'arrête pas de me demander si j'ai bien fait d'accepter cette proposition. Après près d'une heure à boire seul dans mon coin, Noriki me rejoint. Il me lance en rigolant :
     
    « Yama te manques déjà ? »
     
    Yama ? Qui est ce Yama dont il me parle ? Ah, oui c'est vrai, c'est le tokyoïte avec qui j'ai couché hier soir ! Je lui réponds avec lassitude :
     
    « C'est pas ça... je me demande juste si j'ai pas fait une grosse connerie... »
     
    « Pourquoi, tu as fait quoi cette fois ? »
     
    Comme il a bien vu que je ne voulais pas lui répondre, et qu'il sait que je ne changerai pas d'avis, il me dit finalement :
     
    « Si tu ne veux pas m'en parler, c'est ton droit, mais n'oublie pas que je serai toujours là pour t'aider en cas de problème ! Alors si tu as besoin de quelque chose, dis-le moi ! »
     
    Il me rajoute ensuite d'une voix sensuelle à l'oreille :
     
    « Et si tu veux quelqu'un avec qui passer la nuit, tu pourras toujours compter sur moi. »
     
    Je sais que je suis un vrai salaud. Je connais les sentiments de mon meilleur ami pour moi et je profite de sa gentillesse. Mais est-ce de ma faute du je n'ai aucun amour à lui donner en retour ? Il m'est déjà arrivé de coucher avec lui mais je lui ai bien fait comprendre que ça n'irait pas plus loin.
     
    Je vois Noriki s'éloigner pour aller draguer un blond sur la piste de danse. Comme je n'avais plus rien à faire, je prends ma veste et je repart chez moi.

    Une fois à la maison, je prends une douche rapide et je retourne dans ma chambre, avec comme seul vêtement, une serviette pour cacher mon intimité.
     
    Dans le couloir je croise mon cousin. Il s'arrête dès qu'il me voit. Son regard descend le long de mon corps pour d'arrêter au niveau de la serviette. Je m'approche doucement de lui et lui dis de ma voix la plus sensuelle possible :
     
    « Eh bien, tu as vu quelque chose qui t'intéresses ? »
     
    Il écarquille les yeux puis fronce les sourcils. Il part en me bousculant pour aller se cacher dans sa chambre. Vivement que je me casse de cette maison ! Pour la première fois de la soirée je suis persuadé que j'ai pris la bonne décision tout à l'heure.
     

                                                                      **********
     

    Lorsque mon réveil sonne je me sens léger. La journée passe très vite et je ne sèche presque aucun cours.
     
    À la sortie d'un lycée je rejoins des amis pour un karaoké. Nous allons ensuite nous poser dans un grand parc pour discuter. Je n'écoute quasiment rien à la conversation. Vers 20h, pendant qu'ils ne faisaient pas attention à moi, je m'éclipse discrètement.
     
    En attendant l'heure convenue, je déambule dans les rues. À 20h45 je commence à me diriger vers le point de rendez-vous. J'attends là bas quelques minutes. À l'heure exacte qui avait été prévue, un homme en sweat noir avec une capuche sur la tête se dirige vers moi. Il essaie tant bien que mal de dissimuler son visage. Il me dit d'une voix grave :
     
    « Voici le colis. L'adresse est marquée ici. Tu as pas intérêt à te barrer avec ou je t'assure qu'on te retrouvera et qu'on te fera passer un sale quart d'heure. »
     
    Au ton menaçant employé par cet homme , j'ai vite compris qu'il ne blaguait pas.
     
    Une fois seul avec le colis, je regarde l'adresse indiquée. Ce n'est pas très loin mais ce n'est pas un quartier très fréquentable. De nombreux clans y exercent leur influence et ce quartier est particulièrement connu pour ses trafiquants de drogue.
     
    J'avale difficilement ma salive. Je me questionne sur le contenu de ce colis et j'hésite à l'ouvrir. Heureusement je me reprends vite. Je me dis que plus vite ce travail sera fini, mieux ça sera.
     
    La peur au ventre, je me dirige vers ma destination. Je garde le colis serré contre moi, mais de manière assez discrète.
     

                                                                      **********
     

    J'entre enfin dans ce fameux quartier. L'ambiance est pesante. Dans la première ruelle dans laquelle je rentre, je vois des poubelles renversées sur le trottoir. Les ordures émettent une odeur nauséabonde et  je dois cacher mon nez derrière la manche de mon sweat. Je tourne rapidement à gauche pour suivre le plan qui m'a été fourni avec l'adresse de livraison. Dans cette autre ruelle, je tombe sur une vieille prostituée d'une cinquantaine d'années à la peau toute décrépie, sûrement atteintes de nombreuses maladies.
     
    Je parviens à l'éviter en accélérant me pas et j'arrive dans une rue avec pleins de love hôtels tous plus abîmés les uns des autres. Je me fais accoster tous les deux mètres. Je repars dans une autre rue, encore plus sombre que celles que j'ai traversées. Soudain je butte contre quelque chose. Je regarde mes pieds et j'aperçois des jambes de femme. Le corps de la femme était caché derrière un gros bidon, elle avait sûrement fait une overdose d'une quelconque drogue. Je continue mon chemin sans lui porter d'attention.
     
    J'essaie de marcher le plus naturellement possible. Un homme me suit du regard puis chuchote quelque chose à l'oreille de son voisin. Ce dernier m'observe à son tour. Ces deux hommes m'emboîtent le pas.
     
    J'accélère la cadence mais comme je pense plus à échapper à mes poursuivants qu'à suivre mon chemin et je me perds rapidement. Je commence alors à courir mais mes deux poursuivants, rapidement rejoints par deux autres, en font de même.
     
    Je me fais vite acculer dans une impasse. Un groupe d'une dizaine de gars maintenant, tous plus effrayants les uns que les autres m'encerclent.
     
    Pour la première fois depuis des années je ressens une peur intense. Cette peur était la même peur que celle que je ressentais en présence de mon père.
     
    « Qu'est ce que tu transportes si précieusement, mon joli ? » Fait un de mes assaillants d'une voix mielleuse.
     
    Paniqué, je regarde de tous les côtés afin de trouver une issue, mais en vain, il n'y a aucune échappatoire.
     
    Je les vois s'avancer dangereusement vers moi. Ils sortent tous de leurs poches des couteaux ou autres armes. Alors que je pensais me faire tuer, une vois s'élève :
     
    « Qu'est-ce qui se passe ici ? »
     
    Mes poursuivants se retournent et l'un d'entre eux répond :
     
    « Boss ! Ce gamin s'amène dans ce quartier avec un paquet suspect. »
     
    Je lève le regard et vois cet homme qu'ils appellent “boss”. Il porte un jean collant qui fait ressortir ses jambes musclées. Un gilet ouvert sans rien en dessous me permets d'admirer son torse athlétique, dont mes yeux ne parviennent pas se détacher.
     
    Je sens cependant son regard pesant sur moi. Je relève mes yeux que j'ancre dans les siens. Son visage est très agréable à regarder. Ses cheveux teints en vert se marient admirablement avec la couleur noisette de ses yeux. Le “boss” passe un doigt sur sa bouche sensuelle puis s'avance vers moi. Trop apeuré pour bouger, il me retire le colis des mains sans que je ne puisse réagir. Il l'ouvre. Comme je l'avais soupçonné il y avait plusieurs kilos de drogue.
     
    Leur boss soulève mon menton de sa main droite et me demande :
     
    « Alors comme ça tu fais passer de la drogue sur notre territoire sans nous payer la taxe ? »
     
    « Je ne savais pas... » J'essaye vainement de me trouver une excuse avec le peu de courage qu'il me reste.
     
    « Ce n'est pas une excuse, me rétorque-t-il. Je me demande ce qu'on va bien pouvoir faire de toi... »
     
    Je panique. Je ne veux pas me faire couper les doigts, ni finir mes jours dans un bordel et encore moins mourir ! Il me faut une idée, et vite ! Mais je ne trouvais rien qui puisse faire l'affaire. Avant même d'y avoir réfléchi, je sors :


    « Je vous en prie, laissez-moi entrer dans votre clan ! »


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  • Commentaires

    2
    itchigo07
    Mardi 7 Mars à 21:33

    à quand la suite? je l'attend avec impatience yes  cool

      • Mercredi 8 Mars à 21:38

        C'est bon, je viens de mettre le blog à jour !!!!!!! Comme ce n'est pas mon blog principal, j'avais oublié de le faire ! Le chapitre 4 arrive bientôt, il faut encore que j'écrive la fin !^^

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