• Endless nightmare - chapitre 2

    Endless nightmare

    Chapitre 2
     
    note de l'auteur : Il y a pas mal de nouveaux personnages, mais il y en aura beaucoup moins par la suite!^^

     « Je vous en prie, laissez-moi entrer dans votre clan ! »
     
    L'homme éclate de rire. Il lâche mon menton, s'éloigne de moi et me jauge du regard. Je semble être suffisamment à son goût puisqu'il me dit enfin :
     
    « Tu me plais toi ! Je vais voir ce que je peux faire pour toi ! Les gars, accompagnez-nous aux QG. »
     
    Le “boss” fait demi-tour et tout ses hommes lui emboîtent le pas. Deux restent en arrière pour me surveiller afin que je ne m'enfuis pas. J'ai fait cette proposition sur un coup de tête mais quand j'y repense j'ai sûrement bien fait. Si j'entre dans ce gang, je gagnerai rapidement de l'argent, que je pourrais économiser. De plus, au début je ne serai sûrement qu'un larbin, et je serai par conséquent moins exposé au danger.
     
    Nous arrivons en quelques minutes devant un immeuble imposant. L'homme aux cheveux verts ouvre une petite porte grinçante. Il pénètre dans ce qui semble être un couloir, mais j'ai du mal à voir ce qu'il y a au bout. Les hommes de main s'arrêtent juste devant et s'écartent pour me laisser le passage.
     
    J'hésite avant d'entrer. J'ai peur. Je ne sais pas ce qui m'attend de l'autre côté de ce couloir, mais je sais qu'une fois la porte franchie je ne pourrai plus jamais retourner dans mon monde. J'avais pourtant promis à ma mère de me tenir loin de tous les gangs. Mais aujourd'hui pour moi, pour ma liberté, je vais briser cette promesse. Je reste quelques secondes, immobile, à contempler cette entrée.
     
    « Eh bien, tu entres ou pas ? Tu ne peux plus changer d'avis “ me dis le “boss” d'un ton sarcastique. »
     
    À ces mots je souris. Il a raison, il est trop tard pour faire demi tour. Je pousse la porte et marche d'un pas ferme dans le corridor. Il y a une multitude de portes, pour la plupart fermées. Mon guide s'arrête enfin devant l'une d'elles. Au moment où il prend la poignée il s'arrête et me dit :
     
    « Laisse moi parler. Et au fait moi c'est Junichi. »
     
    Il appuie sur la poignée et la porte s'ouvre sur un bureau, qui, avec surprise, est bien rangé.
     
    Sur la chaise de ce bureau, se trouve un homme. Il est grand et paraît plutôt bien bâti. Il n'a pas remarqué que nous étions rentrés dans la pièce et reste concentré sur ses papiers. De sa main gauche il remet une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Ses longs cheveux sont magnifiques. Leur couleur brune aux reflets roux me fascine...
     
    « Shuko ! Youhou, je suis là “ dit Junichi d'un ton taquin à l'oreille de ce nouvel homme. »
     
    Le dénommé Shuko tressaille. Il relève brusquement la tête. Junichi lui dit :
     
    « Je nous ai trouvé une nouvelle recrue, tu en penses quoi ? »
     
    Shuko se tourne alors vers moi. Il me jauge de la tête aux pieds. Tout d'un coup, il s'arrête. Je peux entr'apercevoir qu'il pâlit légèrement mais il se ressaisit vite. Son regard se durcit puis il se retourne vers Junichi en déclarant :
     
    “Il est hors de question d'engager le premier idiot que tu croises en chemin ! “
     
    Blessé dans ma fierté, je lui rétorque :
     
    « Je sais ce que je fais ! Je souhaite réellement entrer dans votre clan. J'en ai marre de la vie que je mène et je veux vivre seul et j'ai besoin d'argent pour ça et je peux en gagner si je travaille pour vois, et, et... »
     
    Je m'arrête à bout de souffle. Je plante mon regard défiant dans les yeux de Shuko. J'ai confiance en mon petit discours, je sais que tous les les chefs de gangs aiment les personnes pleines de courage qui ont confiance à leurs capacités. Le sourire qui se dessine sur les lèvres de Junichi me confirme cette impression.
     
    Mais le regard de Shuko reste toujours aussi froid. Il me répond qu'un ton sec :
     
    « C'est absolument hors de question ! “
     
    « Mais pourquoi donc ? “ demande Junichi.
     
    « Je n'ai pas à me justifier ! Continue Shuko d'un ton intransigeant. J'ai jugé qu'il n'est pas apte à travailler pour nous et tu n'es pas en mesure de contester mes décisions. »
     
    Il se tourne vers moi et ajoute :
     
    « Je ne sais pas qui tu es mais je ne t'ai jamais vu dans le coin. Repars vite chez toi et oublie ce que tu viens de voir. Tu m'as bien compris ? Et je te préviens que si je te revoie traîner sur notre territoire tu ne t'en sortira pas indemne ! »
     
    Je lui lance un regard méprisant. Comment cet homme ose-t-il contrarier mes plans (plus ou moins improvisés)? Être beau n'excuse pas tout ! Je boue intérieurement ! Au moment où j'ouvre la bouche pour exprimer mon mécontentement, mes yeux croisent les siens. Il a des yeux couleur jade, tout comme moi. Son regard exerce une emprise si forte sur le mien que je perds toute envie de m'opposer à sa décision. Je détourne le regard. Shuko a un petit sourire en coin de la bouche me dis :
     
    « Tu as pris la bonne décision. »
     
    Il ordonne ensuite à Junichi :
     
    « Raccompagne le à l'extérieur du quartier »
     
    Au moment où nous nous tournons vers la porte, une voix grave s'élève :
     
    « En connaissant notre cachette ? C'est hors de question ! Il n'a pas d'autre choix que de rejoindre notre groupe ! »
     
    « Kenko ! Tu n'as aucun ordre à me donner ! S'écrie Shuko. Sors immédiatement de ce bureau ! »
     
    « Nous avons peut être le même grade mais c'est encore moi qui suis responsable de ce quartier ! Persifle le nouvel arrivant. Tu n'as aucune autorité sur le choix des personnes qui sont autorisées à travailler ici ! À moins que tu ne souhaites que nous rapportions cette histoire au Boss ? »
     
    Shuko sert le poing, et quitte la pièce en poussant un soupir long et sonore pour mettre en évidence sa désapprobation et sa colère. Junichi fronce lui aussi les sourcils reste dans la pièce.
     
    Kenko, le chef de ce bâtiment, est un homme de taille moyenne, gras et sans trop d'hygiène vu la couleur jaunie de ses dents et l'odeur nauséabonde qu'il dégage.
     
    L'homme ajoute :
     
    « Junichi, fais lui visiter l'immeuble. Et retourne voir à ta tâche après. N'oublie pas que je ne supporte aucune erreur ni aucun échec. »
     
    Junichi me prend pas le bras et me conduit d'un pas rapide vers la sortie. Pendant que notre traversons la pièce, je peux sentir le regard insistant de Kenko sur mon entrejambe, ce qui me rend extrêmement mal à l'aise.
     
    Lorsqu'on est enfin sortis du couloir, Junichi me lâche et je recommence enfin à respirer normalement. Je m'adosse contre un mur pour me reprendre de mes émotions. J'ai vraiment besoin de faire une petite pause pour bien digérer tout ce qui vient de m'arriver...
     
    « Je suis désolé pour tout à l'heure, d'habitude il n'est pas comme ça... et puis l'homme que tu viens de rencontrer, Kenko, ne lui fait jamais confiance, c'est une vraie pourriture. Si tu comptes rester ici vivant, tu ferais mieux de ne pas te le mettre à dos... »
     
    Il s'arrête de parler. Un long silence s'installe. Une question me taraude l'esprit depuis tout à l'heure mais je n'ose pas la poser. Junichi est en pleine réflexion et je ne voudrais surtout pas le déranger. Après que plusieurs minutes se soient écoulées je me décide enfin à briser le silence :
     
    « Junichi... »
     
    « Appelle moi Jun » me coupe-t-il.
     
    « Jun... tu avais l'air assez proche de Shuko, est-ce que vous... enfin est-ce que vous êtes ensembles ? »
     
    Jun laisse échapper un petit rire. Il me réponds aussitôt :
     
    « Nous sommes amants. Une grande partie des personnes ici sont gays, alors c'est parfaitement toléré. »
     
    Après quelques secondes de silence, il me taquine :
     
    « Pourquoi ? Tu es jaloux ? »
     
    Je rougis et je balbutie ces quelques mots :
     
    « Non je... enfin c'est que... »
     
    Je ne savais pas quoi répondre. Je ne voudrais pas casser leur couple, mais je ne dois avouer que sentir les mains de Junichi ou de Shuko caresser tout mon corps ne me répugnerait pas plus que ça, au contraire !
     
    Voyant que je suis gêné, Jun me propose de visiter le reste du bâtiment mais il a toujours son petit sourire amusé aux lèvres.
     
    J'essaie de chasser de mon esprit les images de ces deux hommes en train de s'embrasser mais mon imagination n'est pas du même avis. À chaque fois qu'il ouvre la porte d'une nouvelle salle, je les vois avec un vêtement en moins. Je ne peux désormais cacher qu'avec difficulté la bosse qui se forme dans mon pantalon.
     
    Lorsque la visite se termine enfin, Jun me laisse avec une sorte de comptable myope et désagréable. Ce dernier m'explique, entre deux postillons, en quoi consistera mon travail.
     
    Celui-ci est plutôt simple. Je dois simplement servir de secrétaire à Kenko. Tout les jours je vais devoir ranger son bureau, lui servir ses repas et trier tous les vieux dossiers qui traînent dans la salle des archives.

     
                                                                       ***********
     
     
    Je travaille maintenant pour le gang depuis plusieurs semaines, maintenant presqu'un mois. Je loue un petit studio miteux en haut d'un immeuble tout aussi délabré, mais je voulais le loyer le moins cher possible pour ne pas avoir à piocher dans mes économies.
     
    J'exécute mon travail quotidiennement, sans faillir à la tâche. Je me suis rapidement rendu compte que je ne savais absolument rien des gens pour qui je travaille, mais je suis conscient que poser des questions ne me rapportera que des ennuis supplémentaires.
     
    En effet, on me confie plus de responsabilités que je ne l'aurais cru. J'aide à planifier toutes sortes d'opérations, allant du simple chantage dans les rues au trafic de stupéfiants à l'échelle nationale. Mes avis sont souvent demandés même s'ils ne sont pas toujours écoutés.
     
    Le stress dû à la peur d'être accusé d'être la cause de l'échec d'une expédition m'empêche souvent de m'endormir paisiblement mais ma principale source de mécontentement se trouve autre part. C'est Kenko lui-même.
     
    Comme je l'avais suspecté dès le premier jour, il ne m'a pas pris à son service que pour contrarier Shuko et encore moins pour mes conseils. Il me veut pour lui, mon corps en tout cas.
     
    Souvent lorsque je range des dossiers, il me glisse des consignes à l'oreille sur un ton plein de sous-entendus. Je l'ignore du mieux que je peux mais je sais que ça l'excite. Comme il a vu que ce genre de chose ne marche pas sur moi, il tente des choses de plus en plus osées.
     
    Il y a une semaine, il a prétexté m'avoir acheté une nouvelle chemise pour me demander de me changer devant lui. Mais au moment où j'ai commencé à déboutonner la chemise que je portais, il s'est approché dangereusement près de moi. Il s'est arrêté à quelques centimètres de mon corps et m'a soufflé, de son haleine fétide, qu'il préférait que ce soit lui qui me change. Je ne pouvais pas m'opposer à lui alors j'ai mis les bras le long de mon corps et je l'ai laissé faire.
     
    Il a lentement défait la moitié de mes boutons. Il s'est ensuite arrêté et a glissé sa main sur mon torse. Il a m'a caressé pendant presque une minute. A chaque fois que ses doigts frôlaient mes tétons, je ne pouvais m'empêcher de frissonner de dégoût, et il l'a remarqué. Il s'est approché encore plus de moi et je sentais son bas-ventre contre le mien. J'ai fais du mieux que j'ai pu pour l'ignorer en pensant à tout ce que je pourrai faire une fois parti de cette foutu ville.
     
    Ses mains sont ensuite remontées jusqu'à mes épaules. Il a lentement fait descendre mon vêtement. Je sentais des doigts sur le tissu, glisser le long de mes bras. Et bout de plusieurs interminables secondes, il a enfin complètement retiré ma chemise, qui est tombée à mes pieds.
     
    Ses yeux se sont arrêtés sur ma cicatrice. Il a ouvert la bouche, sûrement pour me demander comment je me l'étais faite mais il l'a vite refermée. C'était déjà ça car je n'avais absolument aucune envie de lui parler de mes problèmes familiaux. Il a retracé le contour de ma cicatrice avec ses ongles et j'ai tressailli. Ça avait toujours été un endroit particulièrement sensible.
     
    Après m'avoir encore touché pendant quelques temps, il s'est reculé et a pris la nouvelle chemise. Il me l'a mise en prenant tout son temps afin de mieux savourer la vue de mon visage gêné.
     
    Une fois le vêtement mis, il a quitté la pièce, en arborant un petit sourire triomphant, comme pour bien me montrer sa supériorité. Lorsqu'il eut enfin quitté la pièce, je me suis appuyé sur le bureau pour bien reprendre mes esprits. Je n'avais pas du tout aimé être touché par cet homme, et pour me consoler je me disais que c'était toujours mieux que chez mon père.
     
    Mais le pire à été hier. J'étais tranquillement en train de trier de vieux dossiers quand un homme m'a demandé de le suivre. Il m'a conduit sur ordre de Kenko dans un bureau dans lequel je n'avais jamais été.
     
    La pièce était sombre il n'y avait presque rien hormis une bibliothèque, un bureau et un fauteuil. Kenko était occupé à remplir des papiers mais il n'était pas seul. Avec lui se trouvait un homme imposant par sa taille comme par sa musculature. Ce dernier m'impressionnais beaucoup et je n'osais pas bouger. Après plusieurs secondes, Kenko leva la tête et fut surpris de me voir. Il dit alors :
     
    « Je t'attendais. Izuo, occupe toi de lui. »
     
    « Bien, chef » répondit le mastodonte.
     
    Izuo me contourna. Il passa derrière mon dos avec une vitesse surprenante pour la masse musculaire. Il me tordit le bras derrière le dos, ce qui m'arracha un petit cri de douleur. Kenko se leva de sa chaise, s'approcha de moi et me donna enfin une explication à cette convocation et au mauvais traitement qu'on m'avait fait subir :
     
    « J'ai aujourd'hui reçu une lettre me prévenant qu'il y a un espion parmi nous. »
     
    Il me montra alors ce fameux bout de papier.
     
    « Et vous me soupçonnez ? » ai-je demandé d'un ton narquois.
     
    « Tu es nouveau ici, alors il serait étrange que je ne te soupçonne pas. Mais ne t'inquiète pas, je ne vais faire que te fouiller et si je ne trouve rien, tu seras libre de partir. »
     
    Je me détendis enfin un peu. J'avais eu peur d'être injustement accusé et jeté dans une cellule quelque part.
     
    « Izuo, fouille le. » ordonna Kenko.
     
    L'homme me relâcha le bras. Il passa ses bras autour de mon torse et commença à me palper, comme pour chercher un quelconque objet dangereux.
     
    Izuo devait cependant avoir reçu des consignes de notre boss puisque après n'avoir rien trouvé une première fois il recommença. Kenko s'assit sur le fauteuil et regarda la scène. Izuo ne passait pas ses mains sous mon T-shirt mais il frottait de plus en plus souvent mes boutons de chair. Après quelques minutes, il commença à les pincer. Ses gros doigts me faisaient mal et je ne pouvais réprimer mes plaintes qu'en me mordant la lèvre. Malheureusement pour moi, Kenko l'avais remarqué.
     
    Il fit un hochement de tête et Izuo me poussa contre le bureau. Pour ne pas tomber, je dus m'appuyer sur mes bras. Là bas, il passa sa main sur mon entrejambe. Il y effectua une petite pression, mais je réussis à rester impassible. Ceci ne parut pas plaire à Kenko, qui lui ordonna de continuer. Il caressa de nouveau mon pantalon, avant de défaire ma braguette. Cette fois, c'est au travers de mon caleçon qu'il me touchait.
     
    Je commençais à être excité, contre ma volonté. Pour me calmer et penser quelque chose de plus plaisant que d'être touché contre son gré par un inconnu, je fermai les yeux. Cette fois, mon attitude déplu fortement à mon supérieur et celui-ci lança d'un ton énervé :
     
    « Déshabille le ! »
     
    Mon tortionnaire s'exécuta rapidement, il m'enleva mon haut et tira mon pantalon vers le bas, laissant pour seul vêtement mon caleçon. À l'aide de coups de pieds dans les genoux, il m'écarta les jambes. Je ne puis alors réprimer ma colère qu'en serrant les poings, et le peu d'ongle que j'avais entama la paume de ma main, faisant perler quelques gouttes de sang.
     
    Il glissa alors sa main sous mon dernier bout de tissu et fit des mouvements de va-et-vient le long de ma verge. Il alternait ces mouvement avec des caresses sur le bout de celle-ci. Je ne pus rapidement plus retenir mes soupirs lancinants. Je laissa même sortir quelques petits cris quant il accélérait le mouvement. Je sentais mes défenses s'effondrer et mes forces me quitter. Je me trouvais au bord de l'orgasme mais lorsque j'allai enfin jouir, il s'arrêta net.
     
    J'avais de plus en plus de mal à reprendre mon souffle. Je n'en pouvais plus. Il ne pouvais pas me laisser dans cet état. Sa main était toujours posée sur mon membre. J'étais tenté d'entamer moi-même de bouger afin de me libérer mais ma fierté m'en empêchait.
     
    Kenko, qui n'avait jusque là été qu'un simple spectateur se leva. Izuo retira sa main de ma verge et se posta quelques mètres de derrière. Kenko retira mon caleçon. Je voulus protester, mais je n'en avais plus la force.
     
    Il passa son bras délicatement entre mes jambes et fit glisser ses doigts le long de ma verge. Il redescendit ensuite vers mes bijoux de famille, qu'il malaxa, avec énergie mais sans pour autant me faire mal. Cette action m'arracha cependant un cri, que je ne pus contenir.
     
    Ce son l'encouragea à continuer. Cette fois c'est à mon cou qu'il s'attaqua. Il me mordillait la nuque, ce qui me fis pousser de nouvelles plaintes. Il laissa enfin ma bourse pour remonter un peu plus haut, au niveau de mon intimité. Ses doigts la frôlèrent puis finirent leur course dans le bas de mon dos. Il les redescendit sans attendre et appuya cette fois ci plus fortement à mon entrée.
     
    J'avais du mal à tenir debout. Mes bras et mes jambes faiblissaient. Pour ne pas tomber au sol, j'ai dû me courber, laissant ainsi in-intentionnellement mon intimité à découvert. Kenko ne laissa pas filer cette occasion et enfonça brusquement un de ses doigts en moi. Je n'avais été pénétré par personne depuis quelques temps et cette intrusion sans aucune préparation me fit l'effet d'une décharge électrique. Il commença à bouger en moi. La douleur était telle qu'aucun son ne parvint à sortir de ma gorge. Je fermais les yeux pour retenir mes larmes de frustration de couler.
     
    Au moment où je pensais qu'il allait définitivement me violer, il reçu un appel téléphonique. Il retira son doigt avec dépit et décrocha. Il ne paraissait pas content des nouvelles reçues. Il me jeta sur un ton rageur :
     
    « Tu t'en tires bien pour aujourd'hui »
     
    À la suite de cette phrase, il quitta la pièce, suivi de son homme de main.
     
    Une fois la porte fermée, je tombai sur le genoux et je ne pus retenir mes larmes plus longtemps. Je restai quelques minutes comme ça, incapable de bouger.
     
    Quand enfin, j'eus retrouvé un peu de courage, je me relevai, je remis mes vêtements et je quittai ce maudit bureau en jurant de me venger de cet homme et de sa conduite abominable.
     
    Malgré toutes les précautions que j'ai pu prendre, ce qui devait arriver arriva. Une opération que j'avais aidé à planifier rata. Les membres chargés du trafic furent attaqués par un gang ennemi. Ils furent tous tués, un vrai massacre.
     
    J'attends depuis maintenant dix minutes que le boss revienne. Il a dû être mis au courant et j'attends avec impatience nervosité de connaître enfin mon sort.
     
    J'entends des bruits de pas et des paroles confuses. Je commence à me ronger les ongles. Cette peur lorsqu'on attend une punition qui nous monte à la gorge, que je connais si bien...
     
    La porte s'ouvre enfin et mon supérieur arrive suivi d'une dizaine d'homme armés de battes de base-ball. Mon esprit est déjà embrumé à cause de l'angoisse. J'entends vaguement que Kenko leur ordonne de me passer à tabacs et je perds conscience sous la violence des coups.


     
                                                                     **********
     
     
    La lumière blanche m'éblouis. Lorsque le flou disparaît et que j'arrive enfin à distinguer les contours de ce qui l'entoure, je découvre un visage angélique penché au dessus de moi.
     
    Ce visage me sourit. Ce visage appartient à un jeune homme de taille plutôt petite et aux cheveux assez longs d'une blondeur éclatante qu'il attache. Il porte une paire de lunette qui lui donne un petit air sexy. Je ne trouve qu'un mot pour le décrire : mignon !
     
    Il me demande d'une voix douce :
     

    « Tu te sens mieux ? As-tu besoin de quelque chose ? »


    Je suis tellement sidéré devant sa beauté que je prends plus de 3 secondes à répondre à sa question.
     
    « Non merci. Mais.... Où suis-je ? Et qui es-tu ? »
     
    « Je m'appelle Rei. Et tu es dans la salle qui sers d'infirmerie dont je suis le responsable. Si... »
     
    Je ne porte que peu d'attention aux paroles de Rei. Je suis ensorcelé par ses lèvres qui bougent au rythme des mots.
     
    « ...Si tu as une question, n'hésite pas »
     
    Emporté dans mon rêve et mes fantasmes, je comme toute réponse je colle mes lèvres sur les siennes. Surpris, il recule et prend un air effrayé.
     
    Je regrette tout de suite mon geste. Cet homme n'est peut être pas homosexuel ou il ne veut peut être pas de moi.
     
    Cependant il coupe net à toutes mes pensées en m'expliquant la raison pour laquelle il m'a repoussé.
     
    « On ne peut pas. Je... Je suis l'amant de Kenko... »
     
    Je suis aussi saisi de peur à l'entente de cette déclaration et je promets de garder le secret. Au moment où nous nous détendons enfin, j'entends des bruits de pas s'éloigner dans le couloir.

    Nous nous regardons tous deux. Il y aurait un témoin ? Nous sommes conscients du danger que cela représentait et un frisson de terreur nous parcourt le dos.

     

    Endless nightmare - chapitre 2


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