• Endless nightmare - chapitre 4

     Endless nightmare
     
    Chapitre 4
     
    Note : voici (enfin) le quatrième chapitre d'Endless nightmare. Il est un peu plus court que les précédants, mais j'espère qu'il vous plaira quand même !^^

     Je savais pourtant que Shuko est le diminutif de Hideyuki. Pourquoi n'avais-je pas fait le lien ?


    Mais surtout, pourquoi mon propre frère cherche à me cacher son identité ?
     

    Je ne savais plus quoi faire... J'étais tout simplement perdu...
     
    Il fallait que je parle avec lui, mais je n'osais pas le réveiller. Alors je suis resté assis à côté de lui, à le regarder dans son sommeil. Il s'était enfin calmé. Il était beau dans son sommeil.
     
    Je suis resté plusieurs heures à son chevet, pour le surveiller entre deux crises. Il faisait des cauchemars. Des cauchemars sur son passé sans aucun doute. Qu'avait-il donc pu vivre, seul, abandonné par sa famille ?
     
    De temps en temps, il prononçait des paroles distinctes, mais ses phrases n'avaient aucun sens. Je comprenais juste le nom « Kazuo » de temps en temps. Je m'en veux terriblement de ne pas avoir réussi à convaincre maman de rester attendre Hideyuki... non Shuko maintenant...
     
    Je ne supporte pas de le voir souffrir dans son sommeil, à cause de moi... Sans même m'en apercevoir, des larmes commencent à couler. J'essaye de les arrêter mais en vain. Je ne sais pas pas si ce sont des larmes d'inquiétudes ou des larmes de joie, de l'avoir enfin retrouvé, de savoir qu'il est vivant...


    J'étais tellement pris dans mes pensées, que je n'ai pas entendu Rei arriver. Il pose délicatement une couverture sur mes épaules et me dis qu'il va prendre la relève :
     
    « Laisse, je vais m'en occuper, c'est mon travail ici » me dit-il, d'une douce voix.
     
    « Non, tu en as suffisamment fait pour aujourd'hui, je peux le surveiller. Ne t'inquiète pas, si son état se dégrade, je t'appelle tout de suite » lui dis-je.
     
    Mais Rei insiste pour s'occuper de lui. Voyant qu'il me fait une petite crise de jalousie, je l'embrasse furtivement puis j'essaie de lui expliquer qu'il est alité ici parce qu'il a pris ma place et que je lui en suis redevable.
     
    Il fait un peu la moue puis fini par me laisser de nouveau seul dans sa chambre de Shuko.
     
    Je change régulièrement ses bandages et je me bats contre la fatigue pour rester éveillé. Aux alentours de six heures du matins, il se réveille enfin.
     
    Je le vois, perdu, se demandant où il est. Je lui dis alors d'une voix calme :
     
    « Tu es à l'infirmerie. Ne bouge pas trop, ta jambe n'est pas encore guérie. »
     
    Il se retourne vers moi, et paraît très surpris de me voir à ses côtés. Il reprends vite ses esprits et me dit d'un ton narquois :
     
    « Je croyais t'avoir pourtant déjà dit que je n'étais pas intéressé. Jun me convient très bien. Retourne donc dans ta chambre. »
     
    Je ne dis rien. Plus aucun de nous deux ne parle pendant une trentaine de secondes. Je me lance enfin :
     
    « Tu as parlé dans ton sommeil. »
     
    Je vois alors son visage se décomposer. Je continue alors :
     
    « Je sais tout. Je... Je suis content que tu aies pu échapper à papa.... »
     
    Il ne répond pas, au contraire, il prend un air sévère. Il me déclare :
     
    « Quitte le clan. Retourne vivre ta vie normale. Tu es au lycée, non ? Ne t'inquiète pas, je ferai en sorte qu'ils ne te retrouvent pas et... »
     
    Je le coupe au milieu de sa phrase :
     
    « Pourquoi ? Tu m'en veux à ce point d'être partie sans toi ? Tu crois qu'on a eu le choix ? Moi non plus je n'ai pas vu maman depuis longtemps ! Je suis allé vivre chez sa sœur ! Tu crois que ma vie a été facile là-bas ? Tu crois que c'est agréable d'être vu comme un danger par sa tante, comme une bête de foire par son cousin ? J'aurais mille fois préféré vivre dans un clan dès le début, eux, au moins, ne me regardent pas mal parce que j'aime les hommes, eux... »
     
    Endless nightmare - chapitre 4
     
    Je me prends un gifle monumentale.
     
    Je n'aurais pas dû dire ça. Je sais qu'il n'a pas non plus eu la vie facile. Mais je refuse de retourner chez notre tante ! Ma nouvelle vie est ici, je ne retournerai pas en arrière.
     
    Je touche ma joue, que je ne sens plus, quand Rei entre dans la chambre. Il paraît sceptique sur ce que nous étions en train de faire, puisqu'il me voit par terre, et son blessé debout.
     
    Il lui ordonne de tout de suite s'allonger, sous peine de rouvrir sa blessure. Shuko s'exécute tout en me lançant un regard noir, dans l'espoir que je lui obéisse.
     
    Je soutiens son regard, pour lui montrer ma détermination. Rei, a l'air perdu entre nous deux. Je le rapproche alors de moi et lui dis d'un ton qui se veut le plus persuadant possible :
     
    « Je ne peux pas quitter le clan. Je ne peux pas quitter Rei. Je l'aime. »
     
    Je l'embrasse alors immédiatement. Rei est totalement surpris, mais il n'oppose pas de résistance, au contraire, il a plutôt l'air rassuré de mes paroles.
     
    Nos langues s'entremêlent. Je commence à descendre mes mains le long de son corps, en le caressant gentiment. Mais je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'œil dans la direction de Shuko.
     
    Lui aussi me fixe. Nos deux regards se croisent et ne veulent plus se séparer. La vision de Shuko m'excite, et Rei, qui ne s'est aperçu de rien sent mon membre se durcir contre lui.
     
    Il interrompt alors notre baiser, et m'emmène par le bras pour qu'on aille dans une autre pièce. Je ne pars pas sans avoir jeté un dernier coup d'œil en direction de mon frère.
     
    Il sait que je n'aime pas réellement Rei, que je ne fais que l'utiliser pour le rendre jaloux. Mais il reste silencieux et nous laisse partir. Il faut croire que finalement je ne compte pas tant que ça pour lui.
     

                                                                       ***********
     
    Malgré ma récente découverte, ma vie a repris son cour normal. Je ne fais pas souvent de missions dangereuses, même si je soupçonne Shuko d'y être pour quelque chose...
     
    Les autres me regardent un peu bizarrement dans les couloirs, ce qui ne m'arrange pas vraiment. En effet, Rei veut que nous passions de plus en plus de temps ensemble. Il a dû prendre ma “déclaration” au sérieux.
     
    On se voit presque tous les jours. Malgré le fait que j'ai peur que notre relation soit découverte, je ne peux pas me passer de son corps, de sa voix, de ses caresses...
     
    Au début je me disais que ce n'était que par manque mais maintenant je sais que ça va plus loin. Je ne dirai pas que je l'aime, mais ce n'est pas pareil qu'avec les autres. En général, je suis plus que “soumis”, mais avec lui je n'ai aucun mal à bander.
     
    CLAC
     
    Je me retourne brusquement. Ce n'est qu'une porte qui vient de claquer. Je deviens sûrement parano.
    “ Aki” hurle quelqu'un.
     
    C'est une des chiens de Yozo, pour changer... Je ne les supporte plus. Ils ne sont pas mieux que leur boss. Ils me rabaissent dès qu'ils le peuvent.



    Cette fois, il est venu me demander de faire la plonge. Il n'a vraiment personne d'autre à qui le demander ???
     
                                                                       ***********
     
    Je vais à l'infirmerie, furieux. J'ai passé trois heures à faire la vaisselle. TROIS HEURES !!! En plus j'ai mal au dos, le robinet était trop bas.
     
    J'arrive devant la porte. J'allais entrer lorsque je m'arrête subitement. Je viens d'entendre des voix et des bruits de pas.


    Je m'écarte de la porte. J'ai bien fait car celle-ci s'ouvre brusquement pour laisser Kenko sortir de la pièce. Il me jette un regard dédaigneux, se demandant sûrement ce que je fais là, mais il part sans me dire un mot.
     
    Je rentre vite dans l'infirmerie. Je cherche Rei du regard, mais je ne le vois pas. J'entre dans la pièce. Je l'aperçois enfin, recroquevillé, derrière le paravent.
     
    Il est totalement nu. Je peux voir des marques de coups. Du liquide blanc coule sur le sol. Il a le regard vide.
     
    “ Rei ? ” Lui demandais-je d'une petite voix.
     
    Il me remarque enfin. Je peux lire son affolement dans ses yeux. Il essaye de dire quelque chose, mais sa voix ne sort pas.
     
    Je récupère un drap d'un des lits et je le lui tend. Voyant qu'il ne réagit pas, je lui pose délicatement sur les épaules avant je le prendre dans mes bras pour le déposer sur le lit.
     
    Je l'entends sangloter.
     
    Je m'assois à côté de lui et l'entoure doucement de mes bras. Après l'avoir laissé récupérer quelques minutes, j'inspecte ses blessures. Heureusement, elles sont moins graves que je ne le pensais.
     
    Je lui demande cependant, énervé :
     
    “ Pourquoi ? Pourquoi tu le laisses faire ? Je suppose qu'à chaque fois, il te blesse de la même façon. Tu dois te défendre. “
     
    Je ne sais pas pourquoi je lui dis ça. Je sais très bien que ce n'est pas de sa faute. On ne peut rien faire contre Kenko, et je suis bien placé pour le savoir...
     
    Mais malgré tout je ne veux pas le laisser aux mains de Kenko ! J'ai beau dire que je ne aime pas Rei, je veux qu'il soit mien.
     
    Il lève son visage vers moi. Je perds la tête. Je fais plonger mes lèvres sur les siennes. Elles se posent doucement sur les siennes, mais il baisse les yeux et essaye de se dégager. Je prends alors son visage dans mes mains et je l'embrasse plus violemment. Il me résiste mais je ne cède pas.
     
    Lorsque je relâche enfin la prise, il me dit apeuré :
     
    “ Non, je ne veux pas que tu me touches. “
     
    “Pourquoi ? “ lui répondis-je.
     
    “ Je ne veux pas que tu me vois comme ça. Je suis sale. “
     
    “ Raison de plus pour que j'enlève toute trace de lui. “
     
    Je saisis ses poignets d'une main et je les plaque au dessus de sa tête, sur le mur. Je fourre mon visage dans son cou où je le mordille doucement. Il lâche un petit cri. Il est plus sensible que d'habitude sûrement parce qu'il vient de se faire prendre.
     
    Je l'entends se débattre mais je le fais taire en l'embrassant de nouveau. Je descends ma main le long de son torse. Je caresse un peu peu ses boutons de chair mais je ne m'attarde pas pour continuer ma course plus bas. Je sens une élection au niveau de son entrejambe.  Je passe rapidement sur son membre dressé et je continue plus bas.
     
    [f=transparent]Après quelques caresses, mon doigt le pénètre. Je sens un liquide en lui. Cette fois, je ne peux pas réprimer ma colère et je rajoute un deuxième, puis un troisième doigt. Il serre les dents. Je bouge violemment en lui.
     
    Cette fois, ce sont des sanglots que j'entends... Sa tête est baissée, je ne peux pas voir ses yeux mais je vois des larmes couler le long de ses joues.
     
    Mon cœur se serre, je n'en peux plus, je n'en peux plus de ce monde dans laquelle seule la loi du plus fort règne. Je rêve d'un monde de paix, où chacun pourra aimer autrui. Je rêve d'un monde où je vivrais avec mon frère et ma mère sans craindre mon père. Pourquoi n'est ce pas possible ? Pourquoi  vit-on dans ce monde ? Pourquoi ?
     
    Je retire mes doigts et Rei en profite pour reprendre son souffle. Une fois calmé, je le pénètre. Il me demande de ne pas bouger d'une voix suppliante, mais ça ne fait que m'exciter encore plus. J'accélère le mouvement. Il pleure de nouveau mais je n'ai plus le courage de le consoler et je commence aussi à pleurer alors que je vais de plus en plus vite.
     
    Lorsque j'atteins enfin la jouissance, j'aide Rei à en faire de même, puis je me retire doucement.



    Je n'ai plus le courage de me battre. Nous avons passé le reste de la soirée enlacés l'un l'autre, en pleure.
     
                                                                       ***********
     
    Je sens une douce chaleur. Un rayon de soleil m'a réveillé. Je me lève doucement. Nous sommes tous les deux dans l'infirmerie, une couverture posée sur nous. Rei dort encore.
     
    Il n'y avait pas la couverture hier soir, quand on s'est endormis...
     
    Quelqu'un nous a vu...



    Je retire et je range la couverture pour que Rei ne s'inquiète pas. La personne qui nous a vu ne nous veut pas de mal, enfin, à priori. D'ailleurs, je crois deviner un cheveu vert de Jun sur la couverture.
     
    Je jette un dernier regard sur mon amant, endormi.
     
    Je repense à la soirée et à mon instant de faiblesse. Je ne me laisserai plus abattre. Je ne laisserai plus Rei subire ce genre de choses.
     
    Pour marquer ma décision, je reviens sur mes pas et je pose un baiser furtif sur ses lèvres.
     
    Je le retourne vers la porte pour quitter la pièce.
     
    Mais je n'avais pas prévu ça.
     
    Je n'avais pas vu qu'il était là.
     
    Il se tient dans l'embrasure de la porte.
     
    Énervé.
     
    Kenko.
     
    ...
     
    Je n'arrive plus à réfléchir. Il nous a vu. C'en est fini.
     
    Il entre sans un mot dans la pièce, suivi par 3 de ses hommes. Il s'assoit à côté de Rei et lui caresse doucement ses cheveux.



    Il fait un signe à ses hommes d'approcher. Deux d'entre eux me prennent par les bras tandis que le dernier se saisit de Rei qui se réveille.
     
    Ce dernier prend quelques secondes à comprendre ce qui se passe.
     
    Kenko n'a toujours pas dit un mot. Je finis par briser le silence :



    “ C'est moi ! Je suis le seul coupable. Hier soir, je l'ai vu et je n'ai pas pu m'en empêcher. Pardonnez nous, ça ne se reproduira plus. “
     
    Kenko ne dit toujours rien. Après trentes secondes, qui me paraissent être un éternité, il dit gravement :
     
    “ Vous avez pourtant l'air de vous aimer. “
     
    Alors que j'allais répliquer quelque chose, Kenko me coupe :
     
    “ Non, ne t'inquiète pas, tu seras puni pour ce que tu as fait. Mais Rei, il faut que tu comprennes que tu n'es qu'à moi et rien qu'à moi. “
     
    Il accompagne ces mots par une violente claque. Rei lui lance un regard rebel. Kenko ajoute :
     
    “ Mais je ne veux pas abîmer ton beau corps. Le meilleur moyen pour que tu comprennes le message, c'est de m'en prendre à lui, dit-il en me montrant du doigt. “
     
    Ma gorge se serre. Je l'ai mis en colère et maintenant je suis à sa merci. Je veux crier à l'aide mais son regard m'indique de me taire. Il prend un couteau qu'il me glisse sous la gorge. Il m'enfonce la pointe dans le cou, puis fait glisser la lame et me la plante dans le bras. La douleur me transperce, et même si je ne veux rien laisser paraître, je laisse échapper un cri rauque.
     
    Il va ensuite s'asseoir aux côtés de Rei. Il me regarde me faire frapper par ses deux hommes.
     
    Tandis que le premier m'immobilise en me déboitant le bras, le second me frappe à la poitrine. Le premier me sert alors le cou.
     
    Je n'arrive plus à respirer. Lorsque le premier relâche un peu son étreinte, je crache du sang pour essayer de reprendre mon souffle.
     
    J'ai des côtes brisées et chaque coup empire les dégâts.
     
    Mon seul espoir, c'est Hideyuki. Je prie pour qu'il arrive. J'ai besoin qu'il me défende. Je ne suis pas sûr de tenir encore longtemps.



    Mais les pluies de coups continuent de tomber et il n'arrive toujours pas. Je finis par m'évanouir.
     
                                                                       ***********
     
    Un seau d'eau me tombe sur la tête. Je parviens difficilement à reprendre mon souffle, mes côtés me font mal. J'ouvre les yeux.
     
    Ils sont toujours là.
     
    “ Ne crois pas qu'on va s'arrêter là”, me dit Kenko, un sourire narquois sur le visage.
     
    Rei pleure. Cette fois, ils utilisent aussi un taser. Et des barres de métal.
     
    Je ne peux plus tenir. Mes forces m'abandonnent.

                                                                        ***********
     
    Je me réveille de nouveau. Je ne veux plus ouvrir les yeux, de peur que le cauchemar ne recommence.
     
    J'entends la voix rassurante de mon frère. Elle me berce doucement. Je m'endors paisiblement.
     
                                                                       ***********
     
    Je me réveille. Toutes mes blessures sont pansées. Je vois Jun, qui me regarde l'air grave :



    “ Hideyuki a passé 24h à te soigner. Et...”
     
    “ Oui ? “
     
    “ Kenko a décidé que tu serais muté, pour t'éloigner de Rei. “
     
    Je lui demande, la gorge serrée :
     
    “ Et où vais-je ? “

    “ Au quartier général. Travailler sous les ordres du grand patron. “ me répond-il.

    Je ne connais pas ce grand patron, mais le regard inquiet de Jun en dit long sur ce qui m'attend.






    ***********************************************


    C'est la fin de ce chapitre !!!
    Il n'a pas été corrigé, donc des fautes peuvent traîner... D'ailleurs il faut encore que je revoie certaines choses sur sa présentation...


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