• Endless nightmare - chapitre 5

    Endless nightmare

    Chapitre 5
     
    note de l'auteur : Ce chapitre est un peu plus court que le précédant, mais le prochain devrait l'être encore un peu plus, avant de reprendre une longueur habituelle !

     

     

    “ Et où vais-je ?
     
    “ Au quartier général. Travailler sous les ordres du grand patron. me répond-il.
     
    Je ne connais pas ce grand patron, mais le regard inquiet de Jun en dit long sur ce qui m'attend.
     
    *****************************************************************
     
    Je n'arrive pas à me rendormir. Je sais que j'ai besoin de dormir pour récupérer mais un mélange d'inquiétude et d'excitation me tient éveillé.
     
    Le départ a été prévu dans moins de cinq jours. Je vais une nouvelle fois changer de vie.
     
    Je me tourne et me retourne dans tous les sens en essayant de ne pas rouvrir mes blessures.
     
    Au bout de deux heures de somnolence, je décide de me lever. Il est à peu près 3 heures du matin.
     
    J'erre dans les couloirs, éclairés faiblement par les lumières des issues de secours. Je ne sais pas ou je vais, mais j'ai envie de voir Hideyuki.
     
    J'arrive peu loin de ses quartiers quand je vois une salle éclairée et j'entends des voix qui chuchotent.
     
    Je me rapproche. Je reconnais ces voix.
     
    Ce sont Hideyuki et Kenko.
     
    Je commence à repartir. Je voulais voir mon frère, mais s'il y a bien une personne que je veux éviter ici, c'est Kenko !
     
    Mais au moment où je fais demi-tour, j'entends mon nom.
     
    Qu'est ce qu'Hideyuki peut bien demander à Kenko à mon sujet. J'hésite à rester mais ma curiosité finit par l'emporter. Je colle mon oreille au mur, pour ne pas trop m'approcher de la porte.
     
    “ Je ne reviendrai pas sur ma décision !” dit Kenko. “ Il faut que je le punisse d'avoir voulu s'emparer de ma possession.”
     
    Comment ose-t-il traiter Rei de possession. Il est un être humain, comme lui ! J'ai envie de le frapper, mais la douleur lancinante de mes côtes me rappelle la dure réalité.
     
    “ Pourquoi l'envoyer chez le boss alors ?” répond mon frère. “ Il y a plein d'autres endroits ou il peut aller !”
     
    “ J'ai déjà épargné sa vie parce que tu m'avais supplié de veiller à le garder en vie. ”
     
    Hideyuki avait vraiment fait ça ? Je ne pensais pas ça de lui...
     
    “ Je vous en prie “ supplie mon frère. “ Vous ne pouvez pas le laisser ! Partout mais pas là bas. ”
     
    Sa voix semble se briser. Il doit être vraiment inquiet.
     
    “ Je vous en supplie !” continue-t-il. “ Je ferai n'importe quoi !”
     
    Kenko répond alors d'une voix froide et sèche :
     
    “ Tu as déjà utilisé ton joker. Je l'ai laissé en vie et tu devrais déjà m'en remercier. Ne me fais pas perdre patience ou je pourrai très bien changer d'avis à ce sujet. Ta vie a aussi peu de valeur que celle de ta putain de mère qui t'a abandonné.”
     
    J'entends un grand bruit et mon frère crier :
     
    “ Ne parle pas de ma mère comme ça ! Je te l'interdis ! Je... “
     
    Il ne finit pas sa phrase. Kenko conclut alors leur discussion en lui rappelant qu'il est à ses ordres et qu'il n'a pas à le contredire.
     
    “ Il ira là-bas que ça te plaise ou non. Mais dans ma plus grande gentillesse, je l'autorise à partir avec Rei, je n'ai plus rien à faire d'un produit défectueux, s'il m'a désobéit une fois, il n'hésitera pas à le refaire. Il vaut mieux que je m'en débarrasse rapidement.”
     
    Il ajoute alors d'un ton sadique :

    “ Les gens du QG le trouveront certainement à leur goût...”
     
    Je l'entend partir. Je vais vite me cacher dans une salle voisine.
     
    Une fois que je suis sûr de ne plus entendre de bruits, je ressors de ma cachette avant de retourner dans ma chambre.
     
    Je ne sais plus trop quoi penser. Hideyuki est prêt à faire n'importe quoi pour m'empêcher de partir travailler chez le boss.
     
    Je savais que Kenko n'était pas le grand patron et qu'il n'était qu'aux ordres d'un boss au dessus. Mais lorsque Jun m'a annoncé la nouvelle il avait l'air un peu inquiet mais pas paniqué comme l'est Hideyuki. De plus, je n'ai jamais entendu d'histoires horribles à son sujet, pourtant lorsqu'il ne faut à tout pris éviter un endroit, tout le monde le sait grâce aux horribles rumeurs qui courent à ce sujet...
     
    La fatigue me gagne. Au milieu de toutes ces questions, je suis quand même soulagé d'avoir appris que Rei venait avec moi ! Je n'aurais pas supporté qu'il reste seul avec cet homme le traitant comme un objet. Pour le reste, j'aurai bien le temps d'y penser demain. Je retourne donc dans ma chambre, et je m'endors rapidement.
     
                                                                      ***********
     
    Je sens qu'on me prend le bras dans le dos tandis qu'on me bâillonne la bouche d'une autre main. Je suis encore endormi et sous le choc, mais j'entends vaguement une voix qui m'ordonne de rester calme.
     
    Incapable de me défendre, je suis traîné dehors. On me m'emmène dans une ruelle sombre, non loin de nos locaux, mais suffisamment peu fréquentée pour être sur que personne n'intervienne.
     
    Je panique et je me défends comme je peux mais mon agresseur est bien plus fort que moi... Je soupçonne tout de suite un des hommes de main de Kenko, mais je suis surpris en reconnaissant la voix de mon agresseur qui m'ordonne de me taire.
     
    Cette voix de peut qu'être celle de mon frère. Sous le choc, j'arrête immédiatement de bouger. Voyant que je semble me calmer, il relâche progressivement son étreinte, jusqu'à me lâcher complètement.
     
    Une fois la surprise passée, je lui demande, à moitié en criant :
     
    “ Mais qu'est ce que tu fous, pourquoi tu me kidnappe en pleine nuit-”
     
    Endless nightmare - chapitre 5

    *oui, je sais, la scène est censée se passer de nuit...*
     
    Mon frère ne veut visiblement pas que j'attire l'attention et met sa main devant ma bouche pour me faire taire.
     
    Je comprends le message, et lui demande plus posément :
     
    “Alors, pourquoi fais-tu ça ?”
     
    Il semble embêté, mais voyant que je semble m'impatienter, il dit enfin :
     
    “ Il ne faut pas que tu ailles là-bas !”
     
    “ Au quartier général, et pourquoi ?” lui répondis-je. “ Je ne vois pas ce qui m'en empêcherait !”
     
    “ Il...  Je... Enfin... Je ne pense pas que tu t'en rappelles, tout s'est passé il y a longtemps, mais le boss... enfin le grand chef... c'est Yozo, notre père.”
     
    Alors là, je m'attendais à tout sauf à ça. Je ne sais plus comment réagir. J'en reste bouche bée ! Je me demande si notre père sait qu'Hideyuki est ici... et s'il nous cherchait encore...
     
    Voyant que je semble perdu, il continue dans ses explications :
     
    “ Notre père nous a cherché pendant des années pour que nous prenions sa succession. Il veut nous utiliser comme pion afin de renforcer son pouvoir au sein de la pègre. Il ne va chercher qu'à te marier à une fille de mafias puissants. Notre mère a donné sa vie afin que nous puissions nous libérer de son emprise.”
     
    Notre mère a donné sa vie ? Elle est donc morte ? Je n'ose lui poser la question, mais il me suffit de voir son regard pour en deviner la réponse.
     
    Je réfléchis pendant une trentaine de secondes, avant de prendre ma décision :
     
    “ Je partirai quand même là bas, pour le moment c'est bien plus dangereux de désobéir à Kenko ! Et au pire, même s'il découvre ma véritable identité, j'aurai juste à faire semblant de lui obéir et à me marier !”
     
    Mon frère semble vraiment paniqué à l'entente de ma réponse. Il semble vouloir me répondre quelque chose, mais je lui demande alors :
     
    “ Et notre père, sait-il que tu es ici ?”
     
    Mon frère ne bouge plus et baisse ses yeux. Il est tétanisé. Je n'aurai pas dû lui poser la question. Voyant qu'il ne m'empêchera plus de partir, je lui confirme que je ne reviendrai pas sur ma décision et que je partirai demain !
     
    Profitant de son incapacité de réaction, je pose un baiser furtif sur ses lèvres. Elles sont plus douces que ce à quoi je m'attendais.
     
    Je laisse donc un Hideyuki, immobile, presque apeuré, dans la rue et je reviens dans ma chambre avant que quelqu'un ne s'aperçoive de ma disparition et ne lance l'alerte. Je risquerais de me faire tuer si on le découvrait !
     
    Je me glisse dans les couloirs sans faire de bruit, et je dois être chanceux puisque j'arrive jusqu'à ma chambre sans rencontrer personne.
     
    Au moment de passer la porte de ma chambre, j'entends des bruits de sanglots venir du fond de la pièce. Je reconnais immédiatement sa voix.
     
    “ Rei...” chuchotais-je en me rapprochant de lui.
     
    Il se retourne et il paraît plus que surpris en me voyant. Il me bondit au cou, sûrement de soulagement.
     
    Je sens ses bras trembler, il a dû vraiment s'inquiéter.
     
    Il me le confirme, à moitié en train de pleurer :
     
    “ Quand j'ai su... que je devais y aller avec toi... j'étais heureux... alors j'ai voulu aller te voir... et là... tu n'étais pas là... J'ai cru... que tu avais fui... sans moi...”
     
    Je le prends à mon tour dans mes bras, pour le rassurer :
     
    “ Je ne t'abandonnerais jamais. Tu le sais, n'est ce pas ?”
     
    “ Mais... tu ne m'as pourtant jamais dit... que tu m'aimais...” me dit-il d'une toute petite voix.
     
    J'ouvre ma bouche pour lui répondre que c'est le cas, mais rien ne sort. Au contraire, le baiser que je viens de voler à mon frère est la seule image qui me vient à l'esprit. Je referme ma bouche et je détourne les yeux.
     
    “ Ce n'est... pas grâve, tu n'es pas obligé de le dire. ” continua-t-il d'une voix brisée, tout en se détachant de mon étreinte. “ Ce n'est pas... comme si... tu me devais quelque chose... C'est plutôt à moi de m'excuser pour tout ça...”
     
    Je me reprends :
     
    “ Ce n'est pas ce que je voulais dire !!! ”
     
    Mais je vois à son regard qu'il est loin d'être convaincu. Je continue alors sur ma lancée :
     
    “ Tu ne peux pas savoir à quel point je suis soulagé de savoir que tu ne restes pas ici seul avec Kenko ! Mais... pour mes sentiments... j'ai encore besoin d'un peu de temps...”
     
    “ Aki, je...”
     
    Je ne lui laisse pas le temps de parler et je l'entoure de mes bras. Nous avons tous les deux besoin d'un peu de réconfort.
     
    Après quelques minutes passées tous les deux, Rei me dit :
     
    “ Aki... j'ai envie de toi...”
     
    “ Là ? maintenant ? Tout de suite ?” lui répondis-je, étonné.
     
    “ Oui, là, maintenant, tout de suite.”
     
    Il m'entraîne vers le lit, où il m'allonge. Il se positionne au dessus de moi et m'embrasse.
     
    Ce n'est pas que je n'ai pas envie de lui, bien sûr que son corps me donne envie, mais j'ai la tête à autre chose. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à ce que mon frère a dit à propos de ma mère et de mon père...
     
    Cependant, voyant que je n'étais pas concentré sur notre affaire, Rei glisse une main vers le bas, et touche ma virilité à travers mon pantalon. Je gémis. Son stratagème ayant marché, mon excitation est de plus en plus visible.
     
    Il arrête notre baiser, et descends ses lèvres vers ma nuque, pour les y déposer délicatement. Il me mordille le lobe d'oreille, avant de me dire d'une voix lancinante de tout oublier pour ce soir, et de me laisser aller au plaisir. Il ajoute par la suite qu'il allait s'occuper de tout et que je devais simplement profiter.
     
    N'ayant pas l'énergie de m'opposer à lui, je le laisse faire.
     
    Il continue de me caresser l'entrejambe pendant quelques temps, avant de déboutonner mon pantalon. Cette fois, c'est au travers de mon caleçon, qu'il me touche. En même temps, il fait glisser sa bouche sur mon torse, qu'il a auparavant déshabillé, et me lèche les tétons avant de les mordiller. Je laisse de nouveau échapper un gémissement de plaisir.
     
    Voyant que mon caleçon commence à être mouillé, il me le retire et en profite pour laisser des baisers sur mes cuisses au passage.
     
    Il se met à quatre pattes entre mes jambes, et cette fois, c'est avec la bouche qu'il me donne du plaisir. Il garde mes cuisses écartées de ses mains tout en faisant glisser sa langue le long de ma verge.
     
    Au début, il la touche à peine, se contentant de faire des aller retours du bout de la langue de haut en bas. Une fois ma verge bien droite, il lèche un peu plus bas.
     
    J'ai de plus en plus de mal à ne pas gémir de plaisir à chaque fois que sa langue effleure ma peau. J'essaie de contenir mon plaisir du mieux que possible, mais des gouttes de sperme commencent à couler, ce qui reporte l'attention de Rei sur cette partie là.
     
    Il remonte de sa langue le long de mon pénis, jusqu'au gland qu'il titille un peu. Mais au moment où il prend enfin enfin ma virilité en bouche, l'image de mon frère me vient à l'esprit.  Mais pourquoi ? Pourquoi ? Ce qu'il a dit me dérange jusqu'au lit...!
     
    Alors que Rei fait des aller-retours avec sa bouche, je ne cesse de penser à mon frère... Je l'imagine là, à la place de Rei, en train de me donner du plaisir. Je l'imagine faire tourner sa langue autour de ma verge, dans sa bouche. Je m'imagine jouir en lui. J'imagine sa voix, érotique, me dire à quel point il a envie de moi...
     
    Je jouis, dans la bouche de Rei.
     
    Comment ai-je pu lui faire ça ? Jouir en pensant à un autre, tout en connaissant les sentiments de Rei. Je ne suis vraiment qu'une ordure.
     
    Je le vois saisir un tube de lubrifiant, posé sur ma table de nuit. Il en mets sur ses doigts qu'il insère en lui. Même si, étant de face, je ne peux pas tout voir, le mouvement de ses bras indique qu'il accélère peu à peu les vas-et-viens.
     
    Cependant, ce soir, je ne suis pas d'humeur à aller jusqu'au bout. En plus, à cause de la fatigue, je risquerait de laisser échapper le nom de mon frère en plein ébat...
     
    Je me redresse. À ma tête, il comprend tout de suite. Il ressort alors les doigts et commence à prendre un air dépité tout en ramassant ses affaires.
     
    Mais je me sens trop coupable pour le laisser partir. Il m'a procuré du plaisir, alors même si je ne peux pas aller jusqu'au bout, je veux lui en donner également !
     
    Je le retiens par le bras et le tire à moi. Il me regarde, sans comprendre. Je lui dit alors, doucement :
     
    “ Laisse moi au moins de rendre la pareille.”
     
    Cette fois, c'est à mon tour de l'allonger. Mais sur le ventre. Je continue alors le travail qu'il avait commencé en le pénétrant d'un de mes doigts, préalablement lubrifié. De mon autre main, je lui soulève le bassin pour saisir son entrejambe.
     
    Lorsque je commence à bouger mes mains, il laisse échapper quelques gémissements.
     
    Voyant qu'il est habitué à ma présence, j'insère un deuxième doigt en lui avant de recommencer à bouger mes mains. Il laisse d'abord échapper un petit bruit, qui se transforme rapidement en gémissement.
     
    J'insère alors un troisième doigt, et il répète plusieurs fois mon nom, entre ses plaintes de plaisir.
     
    J'accélère encore le rythme. Il finit par jouir.
     
    Je lui tend la boîte de mouchoir pour qu'il s'essuie.
     
    Une fois rhabillé, il pose un baiser rapide sur mes lèvres, et retourne dans sa chambre.
     
    Je m'allonge sur mon lit, vidé de toutes energie. J'aurais dû refuser de coucher avec Rei, mais je ne peux rien lui refuser quand il est en pleurs.
     
    Mais je sais que je vais revoir Rei tous les jours, alors je ne m'inquiète pas trop pour lui. Mes pensées retournent vers mon frère. Je me rends compte que je ne sais rien de lui. J'aimerais en apprendre plus sur ce qui s'est passé ces dernières années...
     
    Tout d'un coup, j'ai une idée ! Qui peut en savoir plus sur mon frère que son amant ?
     
    C'est décidé, demain, j'irai voir Jun !

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